La barbe. Ce cache-misère.
Je ne suis un pas un homme que l'on pourrait qualifier de beau, ni de charismatique. Quand on est né roux, chétif, avec des cernes et, des pieds si grands que ça en devient une curiosité physique, on est en droit de se dire que son enfant ne sera probablement jamais dans les canons de beautés. Je suis quand même arrivé sur Terre en bonne santé, on ne va pas se plaindre non plus. J'ai grandi tout en restant en dessous du spectre de la courbe de poids standard, conforme au schéma de mon carnet de santé. Ni beau, ni laid, au mieux moyen, jusqu'à l'arrivée de l'adolescence. Puis, le nez a grandi en même temps que le corps, et comme je ne faisais pas de sport, j'étais dépourvu de toute masse musculaire. Encore moins qu'aujourd'hui, c'est dire. Mais à cette époque j'avais des abdominaux saillants. Et vers 17 ans mes cheveux ont commencé à foutre le camp, laissant apparaître deux golfes du côté de mes tempes, comme le fier prince Végéta mais en ca...