L'enfer du bricolage

 "Alors t'as fini de faire tes travaux ?"

Cette question est devenue pour moi aussi horrible que celle que l'on me posait souvent quand j'étais môme, à savoir : "Alors ça se passe bien l'école ?"

Et bien non, pour la petite histoire, ma scolarité était une purge et les travaux ne sont pas du tout finis et même, pour la grande majorité, pas commencés du tout.

 Quelle angoisse. Tant de choses à faire et si peu de courage. 

De nos jours, si on est autodidacte on a tous les tutoriels du monde en vidéo, mais également des conseils ou même des ateliers d'apprentissage en magasin.

J'ai en plus, également la chance de connaître des personnes  bienveillantes, rompues aux travaux manuels, qui répondent volontiers à mes questions, dont j'oublie souvent les réponses, et qui ont la patience de me répéter ce qu'il faut faire. 

Et pourtant, le passage à l'action est laborieux. Je me trouve des excuses. 

"Je ferai ça quand (insérer ici, un faux pretexte)."

"Oui ce n'est pas beau, complètement usé, mais ça tient, regarde... Touche pas trop quand même." 

"Tant que c'est pas insalubre, bah ça va. C'est moche mais c'est propre." 

J'appréhende énormément jusqu'au moment où il faut bien se retrousser les manches. 

Et c'est souvent à ce moment, que ça tourne à la panique. 

Ça ne se passe jamais comme je veux. Il y a toujours, TOUJOURS, un putain de truc qui ne va pas.

"Hiuuu! " Vite ! Mon sac en papier craft pour hyperventiler. 

Ça ne rentre pas comme il faut. Ça ne tient pas comme ça devrait tenir. C'est coupé trop court, ça fuit,... c'est mal poncé! Etc etc. 




Toutes personnes qui font des travaux vous le diront. Il y a toujours un truc chiant. 

J'entends les "De toute façon tu vas te planter. Mais c'est pas grave, tu referas et c'est comme cela qu'on apprend."

Mais quelle galère quand on est seul face à ses problèmes. 

La peur de mal faire ou d'empirer une situation est très présente et l'envie de me mettre à terre en position fœtale et d'attendre un miracle n'est jamais très loin. 

J'envie furieusement les personnes qui n'ont pas peur de faire des travaux de petites ou grandes ampleurs. Et pour moi c'est un échec en tant qu'homme de ne pas avoir de courage de m'y lancer comme si ça allait de soit. 

C'est la grande lose.  

Néanmoins je ne suis pas défaitiste. Et j'espère que mes mini efforts finiront par me donner confiance en moi. 



À la prochaine ! 












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